La mort pour voisine

L
Colin Dexter

La mort pour voisine

Royaume-Uni (1996) – 10/18 (2000)

Titre original : Death is now my neighbour
Traduction de Jacques Guiod

Le nouveau principal de Lonsdale College doit bientôt être désigné par ses pairs. Mais l'obscurité des règles latines antiques présidant à cette élection n'est pas le seul obstacle que vont rencontrer les deux candidats, bien aidés par des épouses dévouées corps et âme à leur cause (plus corps que âme, à vrai dire). La police va bientôt s'intéresser à tout ceci, après la découverte du meurtre d'une jeune physiothérapeute (maîtresse de l'un des candidats), peut-être tuée à la place de son voisin, un journaliste plutôt bien informé sur ce que tous ces gens tentent de dissimuler.

Morsien inconditionnel, j'aime beaucoup ce livre. Il concentre, avec la légèreté d'écriture habituelle de Dexter, une excellente énigme policière, un nouveau portrait sarcastique des mœurs universitaires et l'expression de sentiments qui jusque là avaient été profondément enfouis.

Morse se rend compte, alors qu'il est peut-être trop tard, de l'affection que lui porte son entourage : Lewis bien sûr, mais aussi des personnages aussi différents que le surintendant Strange, la jeune secrétaire Jane ou même la nurse McQueen, qu'il va rencontrer lors de son séjour aux urgences du Radcliffe. A mesure que sa santé se détériore, Morse va devenir plus humain, plus fragile et c'est peut-être pour cela aussi... qu'il ne changera pas d'un iota ses addictions, malgré un pancréas qui ne fonctionne plus et un diabète qui explose.

Aimé, aimant, résolvant ses énigmes et buvant toujours les meilleures bières d'Oxford... ce livre aurait pu clore de façon satisfaisante et heureuse le cycle des enquêtes de l'Inspecteur Morse. Mais Colin Dexter en décidera autrement...

Chroniqué par Philippe Cottet le 01/09/2006